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Calendrier judiciaire

les militants aux prises avec la répression.

été 2008

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Table des matières:

Statistiques sur l'incarcération au Canada;

Accusations contre des militants du RRQ
(Réseau de résistance Québécois);

Manif contre le projet "respect" de la police de
Québec contre les personnes vivant dans la rue;

Chili: Liste la plus récente des prisonniers politiques
autochtones Mapuches;

Bloc Technique;
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Statistiques sur l'incarceration au Canada

Bien que nous soyons sceptiques
face aux merites de l'incarceration,
nous sommes particulièrement
troubles par les faits suivants:

Avec 123 personnes detenues
par 100,000 habitants, le taux
d'incarceration canadien est
plus eleve que dans la plupart
des "democraties occidentales".

Alors que nous sommes encore
loin d'atteindre celui des Etats-Unis (682),
notre taux d'incarceration depasse
celui de l'Autriche (86),
de la France (88), et de l'Écosse (119).

Celui de l'Allemagne est de 96
et celui de la Norvège est seulement
de 57 personnes incarcerees
par 100,000 habitants.

À chaque jour qui passe il y a 30,000
prisonniers derrière des
barreaux au Canada.

Sur un total d'environ 13,000 prisonniers
detenus dans les penitenciers

federaux en 1998, quelque
2,100 (ou 16%) etaient autochtones.

Au cours de l'exercice 1999-2000,
leur proportion est passee à plus
de 17% de la population carcerale.

Les femmes autochtones, lesquelles
composaient 18% du nombre total
des femmes emprisonnees dans
le système federal en 1981,
ont vu leur proportion passer
à 27% du total en 2002.

Les peuples des premières nations
ne comptent que pour 2.8% de
a population canadienne.

Au Manitoba, en Saskatchewan
et en Alberta, les peuples
autochtones forment environ
45% de la population enfermee
dans les prisons federales;

cette proportion pouvant grimper
jusqu'à 50% dans certains penitenciers.

Par exemple, en Saskatchewan,
les autochtones ont un taux d'incarceration
35 fois plus eleve que les non-autochtones.

(cf. site Internet des services
correctionnels canadiens).

Une très grande proportion des
femmes emprisonnees ont ete
incarcerees parce qu'elles cherchaient
à se proteger de leurs agresseurs.

Il devient dès lors evident que le
système ne protège pas les femmes
victimes de violence de la part
de leur partenaire.

Environ 48% des detenus
federaux et 83% des detenus provinciaux
sont emprisonnes pour des
crimes non-violents.

Un cinquième des admissions
dans les prisons provinciales se
font parce que le prevenu n'a pas
paye ses amendes.

(cf. site Internet des services
correctionnels canadiens).

Le Canada emprisonne des
centaines de refugies et immigrants,
y inclus des mineurs, dans des
prisons et centre de detention
sur le simple fait qu'ils ne possèdent
pas les bons papiers d'identite.

Cette situation s'est aggravee
par l'hysterie raciste et repressive
qui a suivi les attentats du 11
septembre 2001 il y a deux ans de cela.

Et la situation empire: en 2003, il y
a en moyenne une augmentation
de 20% du nombre de refugies et
d'immigrants qui ont ete incarceres
pour ces raisons, c'est 20% de plus
qu'en 2002.
(cf. Immigration et citoyennete Canada).

Même si elles peuvent sembler
evidentes, certaines statistiques
traitant dela vie en prison
meritent d'être rappelees:

Les tentatives de suicide sont
quatre fois plus elevees en dedans.

Les detenus plus âges ont des
problèmes de sante qui sont
habituellement l'apanage des
personnes ayant dix annees
de plus qu'eux.

Moins d'une femme prisonnière
sur dix peut decrire positivement
sa relation avec les services medicaux.

Le jumelage, i.e. le fait de mettre
deux prisonniers dans une même
cellule qui avait ete d'abord conçue
pour n'en abriter qu'un, a ete
introduite comme mesure
temporaire en 1984.

Aujourd'hui, 25% des prisonniers
sont jumeles et ce nombre risque
d'être porte à 30% au tournant du siècle.

Au cours de l'exercice 1999-2000,
un total de 189 prisonniers sont morts
selon les donnees de statistique Canada.
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Trois militants du RRQ en prison

La répression canadienne s'intensifie!
Trois militants du RRQ placés derrière les barreaux
 
Depuis ses débuts, l'organisation du "Québécois" a reçu
bien des coups provenant du camp adverse parce
que celui-ci ne voulait pas que nous nous développions,
mais ces coups hypocrites étaient toujours de nature
institutionnelle. Principalement, les fédéraux s'assuraient
de nous soustraire, injustement et illégalement, de
certains programmes de subvention et autres.

Mais la répression qui nous frappe présentement
est en train de changer de nature. Elle est désormais
davantage policière. Voguons-nous vers un Etat policier
anti-indépendantiste?

Au début de 2007, les agents de l'Equipe intégrée sur la
écurité nationale (dont le mandat est de combattre le
terrorisme!!!) débarquaient chez les membres de direction
de l'organisation du "Québécois". Les militants
indépendantistes étaient également harcelés et intimidés.
Mais tout cela n'était rien en comparaison de ce que
subiraient un peu plus tard les militants du Réseau de
résistance du Québécois (RRQ) qui a été fondé en
décembre 2007. Voici un exemple l'illustrant bien.

Le 25 juin 2008, à 16h, des agents de la Police de Québec
se sont présentés au domicile de Yannick Racine, un
militant actif du Réseau de Résistance du Québécois.
Yannick était en compagnie de Patrice Racine, son frère
et aussi membre du RRQ, et de Jonathan Labine.

Les agents avaient en main un mandat d'arrestation
pour méfait de plus de 5000$ les concernant tous les trois.
Les agents leur ont intimé l'ordre de les suivre. Yannick Racine,
jeune père de famille, a réclamé la permission de prendre
les dispositions pour que son jeune enfant ne soit pas
ainsi abandonné seul à la maison. Permission qui lui fut
accordée. Cela rappelle en tous points le film Les Ordres
de Michel Brault, film dans lequel on peut voir Claude
Gauthier prendre les arrangements nécessaires avec
ses voisins afin que son bébé ne soit pas laissé seul,
avant d'aller en prison pour les événements d'Octobre.

Les trois militants, accusés d'avoir fait des graffitis
politiques sur les murs de la Capitale Nationale,
ont passé la nuit en prison, au poste du Parc-Victoria,
à Québec. Ils ont été fouillés à leur arrivée et placés
dans des cellules séparées. Yannick Racine a réclamé
la permission d'appeler le bureau politique du RRQ,
ce qui lui a été refusé. Il a dû appeler un avocat qui se
trouvait sur une liste que les policiers lui ont fournie.
Durant leur séjour derrière les barreaux, les agents
de police se sont moqués d'eux et de leurs idées
politiques. Les policiers leur disaient que "le projet
indépendantiste est une vieille idée dépassée,
et que leurs actions n'y changeront rien, que
cela ne se réalisera jamais". Comme quoi l'objectif
qui consiste à démoraliser les troupes adverses
n'est pas poursuivi uniquement via les médias fédéralistes,
cela se produit aussi en prison. Au matin, les trois militants
n'ont eu droit qu'à des rôties froides, avec une tasse de
thé, en attendant de passer devant un juge.

Le 26 juin, à 9h, Yannick Racine et les deux autres
militants du RRQ ont été conduits, comme de vrais
criminels dangereux, c'est-à-dire menottes aux
poignets et aux pieds, au Palais de Justice de Québec.

Encore heureux que nous n'ayons pas de couloirs de
la mort au Québec, car si tel était le cas, les policiers
les y auraient très certainement placés pour y passer
la nuit, question de bien les intimider.

A leur arrivée au Palais de Justice, les militants du
RRQ ont encore été fouillés. Ils sont passés devant
le juge à 12h. Le juge leur a imposé les conditions
suivantes avant de les libérer:

- Ne pas être présents à la manifestation du RRQ
le 1er juillet, à Québec;

- Ne pas participer à une activité du RRQ;
- Ne pas assister à une réunion du RRQ;
- Garder la paix et bien se conduire;

- Etre présents devant la Cour lorsque
leur présence sera exigée;

- Les militants Racine ne peuvent
communiquer avec le militant Labine;

- Etre présents en Cour le 4 juillet;
- Et une caution totale de 3000$ (1000$ par militant).

Ces conditions de remise en liberté concernent au premier
chef le RRQ et prouvent que tout le traitement qui a
été réservé aux trois militants est éminemment politique.
Les autorités policières tentent de briser le
moral des militants du RRQ, c'est évident!

Ce qui est évident, aussi, c'est que les murs de la
métropole montréalaise et de la Capitale québécoise
(qui sont tapissés de graffitis) peuvent accueillir
en toute impunité, selon les autorités, des "tags"
ou des dessins abstraits, mais très certainement
pas des "Québec libre". Lorsque tel est le cas, les
autorités mettent toute la gomme et coffrent ceux
qui osent écrire de ces messages de liberté!

Les policiers qui se sont chargés du dossier de nos
militants qui auraient fait des graffitis politiques
(jusqu'à preuve du contraire, la présomption
d'innocence existe toujours) l'ont en effet confirmé.

Ils leur ont dit que la Ville de Québec leur a donné la
mission de faire arrêter les graffiteurs indépendantistes,
car cela ne donne pas une bonne image de Québec
pour son 400e et que de généreuses ressources
nécessaires à l'atteinte de cet objectif leur avaient
été accordées. Il s'agirait d'une des priorités de la
Ville de Québec dans le contexte actuel!

Preuve, encore une fois, que les "tags",
c'est correct, mais pas un "Québec libre"!

Faudrait faire comprendre aux autorités de la
Ville de Québec que le peuple québécois est en
lutte et qu'il n'est que normal que cette lutte se
retrouve, d'une certaine façon, sur les murs.
Les militants n'ont aucun moyen d'expression
dans ce Québec où la parole indépendantiste est
censurée. Que des militants aient pu avoir l'idée
d'utiliser les murs pour passer des messages,
cela n'est donc guère surprenant. Et ce n'est
certainement pas en les promenant en fourgon
cellulaire, menottes aux poignets et aux pieds,
que ces mêmes autorités parviendront à leur faire
abandonner cette lutte noble pour l'indépendance
du Québec, seule façon d'assurer une pérennité
au fait français en terre d'Amérique!

Le Québec du XXIe siècle a maintenant ses premiers
"interpellés politiques"! L'organisation du "Québécois"
tient évidemment à faire savoir à tous, mais à nos
militants "interpellés" tout d'abord, que nous ne
les laisserons pas tomber.

Dans l'adversité comme dans la réussite,
nous serons solidaires!

Que l'on continue le combat!

Patrick Bourgeois.
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Le 7 Juillet

Manifest'action en face de l'hotel de ville de QUÉBEC

*Manifest'action contre la répression policière*
Où : En face de l'Hôtel de Ville de Québec*
*(coin Des jardins/ Cote de la fabrique)*
*Quand : Lundi 7 Juillet, 17:30*

*Revendications :*
-Abolition du projet respect, de la police de Québec;
-Légalisation de la pauvreté;
-Abolition des règlements municipaux relatifs à la mendicité;
-Légalisation des métiers marginaux;
-Dignité et respect de nos droits en cas d'arrestation;

(plus d'info sur les revendications :
http://www3.sympatico.ca/gaar/gaar.html )

Pendant que les policiers manifestent
et demandent aux leurs s'ils sont
"prêts à se battre?", pour augmenter
leurs revenus, que 6,5 millions $
sont investis par la ville de Québec
pour le 400ème, quel sort est-il
réservé aux plus démunis de cette si belle cité?
On serait tenté de  répondre:
"des miettes"... Mais même pas...

En Avril 2006, le service de police de Québec
mettait en branle un  projet qu'il a ironiquement appelé:
" respect ". Ce projet a pour but  d'éloigner les plus
pauvres de la place publique en leur interdisant l'accès
aux parcs (flânage) et à la rue (mendiage et squeegee...).

Si le  but de ce projet pourrait en soit être la raison
du silence de la police  à ce sujet, les moyens utilisés
pour parvenir à leur fin le sont  d'autant plus.
Ils pourraient au mieux être considéré comme abusif,
au  pire, comme carrément illégaux.

En parlant des squeegees, Sylvain Boivert,
de la police de Québec, mentionnait que "lorsqu’on assiste
à une récidive régulière, on va passer du constat d’infraction
même à des accusations criminelles ". Or,  pourquoi serait-on
chargé au criminel si ce ne sont pas des crimes qui
sont commis, comme la police le mentionnait elle
même en parlant de ce  projet?

Un système 2 poids 2 mesures as-t-il sa place
dans une société soit-disant démocratique?

Mais en plus des milliers de $ (sans exagération)
de tickets que les  pauvres s'accumulent et des
accusations criminelles, d'autres faits
nécessitent d'être mis en lumière:
Les manières "extra-légales"
qu'utilisent les flics pour nous
garder hors de vue...

Parmi celles-ci,  on se doit de noter:
le vol ou le bris des squeegees utilités (ou
non!), l'intimidation des jeunes de la rue
(en leur promettant un avenir reluisant au
sein du projet respect) et les séjours abusifs au poste
de  police pour "dégrisement".

Durant ces séjours, non seulement n'avons-
nous pas le droit de passer un test d'alcoolémie
(même si nous sommes là pour ivresse), mais nous
n'avons pas le droit de parler à un  avocat, puisque nous
ne sommes pas en état d'arrestation.

Les flics décident si oui ou non nos médicaments
prescrits nous seront administrés
(les anxiolitiques et anti-dépresseurs ne
le sont pas) et nous avons très rarement
droit à un repas.

Ce n'est pas le genre de respect que
nous demandons, et c'est pour ça
que nous protestons!

Pour plus de renseignements:
visitez :
http://gaar.12r.org
http://www3.sympatico.ca/gaar/

Collectif Opposé à la Brutalité Policière
Collective Opposed to Police Brutality
(514) 395-9691.
cobp@hotmail.com
http://cobp-mtl.ath.cx/
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Liste du 23 avril 2008

Prisonnier-e-s politiques Mapuche au Chili
23 Avril 2008
http://kapma.over-blog.com

L'application de la loi antiterroriste (nº 18.314), instaurée en 1984 sous
la dictature, et modifiée à deux reprises (1991 et 2002) durant la période
encore inachevée de "retour à la démocratie", a constitué jusqu'à
maintenant l'un des principaux mécanismes pour accuser et condamner les
dirigeants, autorités traditionnelles, membres et sympathisants des
communautés Mapuche en conflit. D'autre part, le recours à la justice
militaire pour juger les membres de communautés Mapuche
s'opposant à l'intervention policière, lors de récupération de terres
ou de manifestations pacifiques, a été un autre instrument important
de répression envers les membres des communautés Mapuche.

Enfin, le recours à la justice de droit commun est à présent
de plus en plus fréquent.

PRISON D'ANGOL
Jaime Marileo Saravia (29 ans) appartient à la communauté mapuche de San
Ramón (Ercilla). Il a été condamné à dix ans et un jour de prison pour
délit d'incendie terroriste et à une amende de 400.000.000 pesos chiliens
en faveur de l'entreprise forestière MININCO S.A.  Il purge depuis août
2004 sa condamnation à la prison d'Angol (IXe région) où il a mené avec
trois autres détenus une grève de la faim de 65 jours durant les mois de
mars et d'avril 2006, afin de réclamer la libération de tous les
prisonniers politiques Mapuche. Une demande au niveau de la CIDH
(CAUSE 429-2005-Chile) a été présentée en son nom et aux noms de Patricia
Troncoso, Patricio Marileo, José Huenchunao et Ciriaco Millacheo pour les
nombreuses irrégularités observées durant le procès Poluco Pidenco.
Il a entamé une grève de la faim avec Patricia Troncoso pendant
plus de 2 mois, et a obtenu de bénéficier d'une sortie dominicale.

Hector Llaitul Carillanca (39 ans), dirigeant de la CAM (Coordinadora
Arauco Malleco), est détenu en prison préventive. Il a été accusé d'une
dizaine de présumés délits:
incendie, port illégal d'armes, infraction à
la loi de Sécurité intérieure de l'Etat. Il a été arrêté le 22 février
dernier à Concepcion après avoir passé quatre ans en clandestinité.
Il a rejoint la grève de la faim de Patricia Troncoso le 10 octobre 2007
et l'a suspendue le 30 décembre.

José Huenchunao Mariñan (37 ans), membre de la communauté El Malo,
werken des communautés en conflit de Lleu Lleu, a été arrêté le 20 mars 2007
alors qu'il vivait dans la clandestinité depuis sa condamnation par
contumace, en août 2004, pour sa participation supposée dans un incendie
"terroriste" de la propriété Poluco Pidenco appartenant à l'entreprise
forestière MININCO S.A. Ex-dirigeant de la CAM (Coordinadora Arauco
Malleco), sa capture était un objectif prioritaire pour le ministère de
l'Intérieur chilien. Il a rejoint la grève de la faim de Patricia Troncoso
entamée le 10 octobre 2007 et l'a poursuivie plus de deux mois.

Luis Amable Catrimil Huenupe (60 ans), ancien dirigeant de la communauté
de  Tricauco, a été  arrêté le 16 avril 2008. Il est accusé d'incendie
terroriste de la propriété forestière de Poluco Pidenco. Il est resté dans
la clandestinité près de 5 ans.

CENTRE D'EDUCATION ET DE TRAVAIL D'ANGOL
Patricia Troncoso Robles (38 ans), militante de la cause mapuche, a été
condamnée à dix ans et un jour pour incendie "terroriste" de la
propriété Poluco Pidenco et à une amende de 400.000.000 pesos chiliens en
faveur de l'entreprise forestière MININCO S.A. Acquittée pour l'accusation
d'incendie et de menace "terroristes" et pour l'accusation
"d'association illicite terroriste",  Patricia Troncoso purge depuis août
2004 une condamnation dans la prison d'Angol où elle a mené avec trois
autres détenus une grève de la faim de 65 jours, durant les mois de mars
et d'avril 2006, afin de réclamer la libération de tous les prisonniers
politiques Mapuche. Une demande auprès de la CIDH (CAUSE 429-2005-Chile) a
été présentée en son nom et aux noms de Jaime Marileo, Patricio Marileo,
José Huenchunao et Ciriaco Millacheo en raison de nombreuses irrégularités
observées durant le procès Poluco Pidenco. Après une seconde grève de la
faim entamée le 10 octobre 2007 et qui a duré 112 jours, elle a obtenu
d'être transférée dans un Centre d'Education et de Travail et de
bénéficier d'une sortie en fin de semaine.

Juan Bautista Millalen Milla (34 ans), appartient à la communauté Catrio
Ñancul (Collipulli), condamné en 2001 à une peine de 4 ans de prison, pour
l'incendie d'une camionnette de gardes forestiers. Il est resté durant 6
ans dans la clandestinité, avant d'être arrêté le 12 avril 2007 et
emprisonné à la prison d'Angol pour purger sa peine. Il a entamé une grève
de la faim avec Patricia Troncoso pendant plus de 2 mois, et a obtenu
d'être transféré également dans un Centre d'Education et de travail et de
bénéficier d'une sortie dominicale.

CENTRE D'ÉDUCATION ET TRAVAIL (CET)  DE VICTORIA
Juan Carlos Huenulao Lienmil (39 ans) appartient à la communauté de
Tricauco (Ercilla). Il a été condamné, en avril 2005, à dix ans et un jour
pour "incendie terroriste" et à une amende de 400.000.000 pesos chiliens
en faveur de l'entreprise forestière MININCO S.A.  Il purge, depuis le 19
février 2005, sa condamnation à la prison d'Angol (IXe région) où il a
mené avec trois autres détenus une grève de la faim de 65 jours durant les
mois de mars et d'avril 2006, afin de réclamer la libération de tous les
prisonniers politiques Mapuche. Il faut préciser que Juan Carlos Huenulao
a vécu clandestinement à peu près un an avant d'être arrêté. Il doit
présenter prochainement une demande auprès de la Cour Interaméricaine
des Droits de l'Homme (CIDH) pour les mêmes raisons que Patricia Troncoso,
Jaime Marileo, Patricio Marileo, Ciriaco Millacheo et José Huenchunao
(CAUSE 429-2005-Chile) pour les nombreuses irrégularités observées durant
le procès Poluco Pidenco.

Patricio Marileo Saravia (33 ans), frère de Jaime Marileo Saravia,
appartient à la communauté mapuche de San Ramón (Ercilla).
Il a été condamné à dix ans et un jour pour délit d'incendie
terroriste et à une amende de 400.000.000 pesos chiliens
en faveur de l'entreprise forestière MININCO S.A.

Il purgeait depuis août 2004 sa condamnation dans la prison
d'Angol (IXe région) où il a mené avec trois autres détenus une grève de
la faim de 65 jours durant les mois de mars et d'avril 2006, afin de
réclamer la libération de tous les prisonniers politiques Mapuche.
Au mois d'octobre 2006, après avoir séjourné plusieurs mois
à l'hôpital de Temuco en raison de son état de santé délicat
résultant de la grève de la faim qu'il avait menée, il a été transféré
à la prison de Victoria (IX° région).
Une demande a été déposée auprès de la CIDH (CAUSE
429-2005-Chile) en son nom et aux noms de Patricia Troncoso, Jaime
Marileo, José Huenchunao et Ciriaco Millacheo pour les nombreuses
irrégularités observées durant le procès Poluco Pidenco.

PRISON D'EL MANZANO À CONCEPCION
Ivan Lllanquileo (34 ans), Lonko de la Communauté Juana Millahual a été
libéré le 9 novembre 2007 pour absence de preuves dans les inculpations
dont il avait été l'objet. Quelques semaines plus tard, cette décision a
été révoquée. Ivan Llanquileo s'est retrouvé dans la clandestinité et a
été arrêté le 26 mars 2008 et accusé de port illégal d'arme.

PRISON D'ARAUCO
Luis Meñaco, arrêté le 14 avril 2008 et  accusé
de vol avec intimidation et incendie de véhicule lors
d'une manifestation.

PRISON DE LEBU
Pedro Lepicheo, de la communauté de Huentelolen,
arrêté en novembre 2007 et  accusé de vol avec intimidation
et incendie de véhicule lors d'une manifestation.

Juan Mariñan Fernandez, arrêté en novembre 2007
et accusé de vol avec intimidation et incendie de véhicule
lors d'une manifestation.

PRISON DE TRAIGUEN
José Belisario Llanquileo Antileo (28 ans), membre de la communauté Juana
Millahual (Lago Lleu Lleu - Contulmo), est considéré comme le porte-parole
de l'organisation Coordinadora Arauco Malleco et a été accusé d'avoir
participé à l'incendie "terroriste" Poluco Pidenco, procès qui a déjà
abouti à 4 condamnations à dix ans et un jour, et deux acquittements.

José Llanquileo qui a été arrêté le 17 novembre 2006,
il a été condamné à cinq ans et un jour de prison, le 14 février 2007.

PRISON DE LAUTARO
Roberto Carlos Painemil Parra (36 ans), communauté de Lleupeko, arrêté en
décembre 2006 et accusé de l'incendie de machines forestières dans la
propriété Las Praderas, de la Forestal Mininco, dans la commune de Chol
Chol. Il a été torturé après son arrestation.
--
Collectif pour l'Autonomie du Peuple Mapuche.
Colectivo por la Autonomía del Pueblo Mapuche.
Collective for the Autonomy of the Mapuche People.

http://kapma.over-blog.com

LIBERTAD A L@S PRISIONER@S POLÍTIC@S MAPUCHE
TERRITORIO Y AUTONOMIA
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